La pire croyance du XXIe siècle :
« le sport compense la malbouffe »
La pratique sportive ne compense que partiellement les effets néfastes de la malbouffe. J’insiste sur le « partiellement ».
Revenons sur un des plus gros mythes du XXIe siècle : il me suffira de 20 mn de jogging pour éliminer une barre chocolatée !
Si c’est vrai sur le plan arithmétique (vous allez effectivement brûler ces calories absorbées), sur le plan de la performance ce n’est pas le cas.
Le rôle d’un aliment ne devrait pas se limiter à un apport en calorie. La malbouffe ne contient que des calories vides (c’est-à-dire sans vitamines, sans minéraux).
Elle engendre également des signaux néfastes pour le corps : élévation intense de la glycémie et de l’insuline, perturbation du microbiote, apport massif de sel ou de « mauvaises graisses ». Ces mauvais signaux il faut les effacer. Le sport est capable de le faire mais pas totalement. Si le sport est capable d’éliminer théoriquement ces calories apportées par la malbouffe, il faudrait s’entrainer beaucoup, voire énormément, pour compenser l’effet métabolique des mauvais signaux. Vous l’aurez compris, faire du sport n’est pas posséder un permis de manger tout et n’importe quoi !
